Alerte et appel à une action progressiste et sociale contre la pandémie Covid (et autres textes)

Allons-nous laisser le Covid poursuivre son œuvre de mort, au delà des millions de personnes déjà décédées ? Allons-nous continuer à ignorer l’apparition du variant Delta et ses conséquences ? Allons nous continuer à manifester de la complaisance pour les groupes complotistes et antisémites qui s’opposent à toute mesure sérieuse de santé publique ?

Le combat contre la politique de Macron, ô combien nécessaire, notamment contre les aspects répressifs du passe sanitaire, ne peut pas servir de programme et d’horizon, dès lors qu’il s’agit de la vie des populations et notamment des personnes les plus en difficulté.

Comme pour d’autres déterminants de santé (addictions, obésité etc…) les couches les plus pauvres subissent plus forcément la pandémie. Il faut donc les aider encore plus directement. C’est le mouvement ouvrier et la gauche sociale et politique qui doivent se placer à la tête de la mobilisation pour la santé publique et la vaccination au lieu de pinailler et de s’allier avec les forces les plus obscures. Il est temps d’arrêter de tergiverser, comme c’est le cas actuellement

Ainsi, il est plus que temps que les organisations syndicales lancent un appel aux salariés afin qu’ils-elles se fassent vacciner le plus rapidement possible et dans les meilleurs conditions (lieu de travail, repos etc…)

C’est toute l’histoire du mouvement ouvrier et de la gauche qui ne se sont pas contentés de dénoncer les insuffisances et mauvaises actions des pouvoirs en place mais ont porté des exigences sociales et de santé publique.

Les exemples abondent dans l’histoire : accès aux vaccins, protection maternelle et infantile, lutte contre la tuberculose, droit à l’IVG, lutte contre l’alcoolisme ravageur (sans crainte de la « stigmatisation »).

Il faut rompre avec la passivité et la paralysie envahissantes. Tous ceux et celles qui sont d’accord pour mener ce combat doivent se coordonner et agir en commun avec les forces du monde de la santé qui agissent dans le même sens.

Albert Herszkowicz

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/220721/alerte-et-appel-une-action-progressiste-et-sociale-contre-la-pandemie-covid

 

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Oui à la vaccination ! Non au flicage et à la régression sociale !

Depuis plus d’un an, le monde entier est bouleversé par la pandémie de Covid19. Cette crise est multiple et a de nombreuses conséquences dans le domaine de la santé en premier lieu mais, aussi, sur les questions économiques et sociales ainsi que sur le plan de la démocratie.

Elle a mis en avant les limites et les conséquences désastreuses de décennies de politiques libérales menées pour le seul profit des intérêts capitalistes. Une nouvelle fois, nous mesurons l’acharnement mis en œuvre pour inventer de nouvelles contraintes et de nouvelles diversions afin de masquer les échecs successifs face à la gestion de la pandémie. Dernière en date : l’extension du Pass sanitaire et l’obligation de vaccination. Alors que la ministre du Travail affirmait, en novembre dernier, que les mesures barrières étaient suffisantes pour protéger les salarié.e.s, elle leur impose aujourd’hui un pass sous menace de sanctions.

Le variant Delta fait craindre une nouvelle vague épidémique en France et dans d’autres pays du monde, il ne faut pas la minimiser : les chiffres des nouveaux cas quotidiens sont là.

Nous réaffirmons la position de la CGT sur la vaccination, progrès sanitaire et social partout dans le monde. Le vaccin doit être gratuit pour toutes et tous. Cependant, la vaccination ne peut se faire dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel prix. Nous avons bien conscience que des doutes existent sur les vaccins. C’est par l’information, la pédagogie, le débat qu’ils peuvent être levés. Certainement pas par la menace et la contrainte.

Une maladie mondiale nécessite une réponse et une coordination mondiale. Nous en sommes pourtant bien loin : seulement 1% des doses ont été administrés dans les pays pauvres. Des pays en capacité de produire des vaccins ne peuvent le faire car ils ne disposent pas des brevets… Nous réaffirmons la nécessité de la levée de la propriété privée sur les brevets qui empêche la diffusion des vaccins dans le monde, tout en étant source de profits inadmissibles.

Nous rappelons les incidences de classe de cette épidémie : Les personnes les plus susceptibles de développer une forme grave du virus se trouvent parmi les classes défavorisées. Viennent ensuite celles qui vivent dans des conditions d’habitation défavorables – avec une surface de moins de 18 m² par personne, les risques de Covid grave sont multipliés par deux –, puis les personnes exposées à une pollution environnementale significative (urbaine ou industrielle). Ce sont les territoires où vivent les populations les plus aisées qui ont les plus hauts taux de vaccination.

Tout en réaffirmant avec force notre position sur la nécessité de la vaccination, nous nous opposons à toute obligation ainsi qu’à toutes mesures antisociales. Face au débat actuel, soyons pour la pédagogie et le bon sens. Nous ne devons pas tomber dans le piège qui nous est tendu de la division entre les travailleur.euse.s car les autres enjeux de la période sont les annonces suivantes du président de la République : la réforme de l’assurance chômage, suspendue par le Conseil d’État il y a un mois, qui pourrait bien être remise sur la table dès la rentrée et la réforme des retraites qui serait engagée « dès que les conditions sanitaires seront réunies. » C’est-à-dire certainement après les élections présidentielles. C’est exactement ce que préconisait le président du Medef, Geoffroy Roux De Bézieux, qui affirmait récemment qu’il fallait passer l’âge de départ en retraite à 64 ans, contre 62 actuellement, mais que la réforme devait être effectuée après l’élection présidentielle. Pour lui, la réforme de l’assurance chômage est plus urgente que celle des retraites.

Il est inadmissible que cette crise sanitaire serve de prétexte à une nouvelle casse sociale et démocratique. Il est inadmissible que les employeurs puissent contrôler l’état de santé des salariés et suspendre unilatéralement leur contrat de travail à la seule présomption de maladie, sans avis du médecin du travail. Il est inadmissible qu’ils puissent interrompre avant leur terme les contrats de travail à durée déterminée et les contrats de travail temporaire. Au final, la loi fragilise encore davantage le contrat de travail et aggrave le rapport de subordination en renforçant le pouvoir des employeurs vis-à-vis des salarié.e.s.

Alors que ces enjeux relèvent des politiques de prévention et de santé publique, le gouvernement persiste à renvoyer aux seuls individus l’endiguement de la pandémie.

Finissons-en avec ce virus qui a fait trop de victimes. Continuons à nous mobiliser pleinement pour la défense et le renforcement des services publics, pour la création d’emplois dans les hôpitaux publics, la relocalisation des productions médicales stratégiques, gagner les 32h, le smic à 2000 euros, la retraite à 60 ans, l’égalité salariale femmes-hommes, l’augmentation des salaires… et que l’on ne nous dise plus que c’est impossible ; les 500 plus grosses fortunes de France explosent une fois de plus leur record : elles détiennent désormais un patrimoine total de 1000 milliards d’euros et ont profité de la pandémie, voyant ainsi leur fortune augmenter de 30% par rapport à l’année dernière !

Montreuil, le 26 juillet 2021

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Vaccination, pass sanitaire … après l’ignorance, voilà le mépris !

Il aura fallu plus d’un an après le début de la pandémie pour que le président de la république, dans son allocution du 12 Juillet, reconnaisse que les cheminot-e-s de première ligne existent.

Mais malheureusement ce n’était pas pour remercier les salarié-e-s qui ont assuré la continuité du service public de transports de marchandises et de voyageurs au plus fort de la crise et pendant la catastrophe climatique de la vallée de la Roya mais bien pour annoncer des mesures de contraintes supplémentaires aux cheminot-e-s et aux usagers. Pour la fédération SUD-Rail, si nous sommes favorables à la vaccination, le libre arbitre doit rester la règle. Nous déplorons qu’aucun dialogue d’aucune sorte n’ait été engagé avec les salarié-e-s des entreprises ferroviaires, comme de la sous-traitance, et leurs représentants sur la question de la vaccination obligatoire et des pass sanitaires.

Depuis des mois, Etat et direction refusent l’ouverture des cabinets médicaux SNCF pour la vaccination !

SUD-Rail déplore l’attitude de la direction SNCF et du gouvernement qui depuis des mois se refusent malgré la demande unanime des organisations syndicales représentatives d’ouvrir les cabinets médicaux SNCF à la vaccination ou à la mise en place de tests antigéniques Cette démarche aurait permis à l’ensemble des agents de pouvoir recevoir une protection vaccinale ou une procédure de tests dans le cadre professionnel, notamment face aux risques de contact avec le public. Pour rappel, SNCF Voyageurs, c’est 70 000 agents sur les 215 000 du groupe SNCF en France dont 12 000 conducteurs de ligne, 9 000 contrôleur-euse-s et 12 000 agents de ventes et d escale, autant d’agents qu’il faudrait maintenant vacciner de manière obligatoire dans les 15 prochains jours. Refus hier ; Obligation aujourd’hui… Ignorance hier, Mépris aujourd’hui… Ce gouvernement aura démontré encore une fois, pendant cette crise, sa gestion incohérente toujours dans l’urgence, et son dédain à l’encontre des salarié-e-s de la SNCF et plus globalement pour le service public en général.

L’impossible mesure du pass sanitaire obligatoire dans les trains

Pour le président, chaque personne voyageant dans un train « longue distance » devra présenter un pass sanitaire vaccination ou test pcr pour effectuer son voyage. Outre la définition précise de longue distance, c’est bien la question de la faisabilité d’un tel dispositif de contrôle qui se pose. En l’état, le nombre de cheminot e s, l’organisation du travail et l’absence de personnels dans de nombreuses gares rendent concrètement impossible la mise en place d’un tel dispositif pour les 750 TGV (300 000 voyageurs en moyenne et 220 trains intercités quotidien 100 000 voy/moy). L a fédération SUD Rail ne validera pas un dispositif global qui fait porter l’entièreté de la responsabilité et des processus à des salarié e s qui n’en n’ont ni les prérogatives, ni la formation et qui sont en nombre très insuffisant pour le faire. Nous refusons que cette charge soit confiée aux contrôleurs à bord des trains pour des questions de sureté des personnels et de prise en charge des usagers en infraction.

SUD-Rail reste aux cotés des salarié-e-s pendant la crise et luttera pour le respect du libre arbitre et des conditions de travail de chacune !

https://sudrail.fr/Vaccination-pass-sanitaire-Apres-l-ignorance-voila-le-mepris

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Droit aux vaccins et aux traitements

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Objectifs

Vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et notamment ses articles 114, 118 et 168, nous demandons à la Commission de proposer une législation pour: 

  • veiller à ce que les droits de propriété intellectuelle, brevets compris, n’entravent pas l’accessibilité ou la disponibilité de tout vaccin ou traitement futur contre la COVID-19; 

  • garantir que la législation de l’UE relative à l’exclusivité des données et à l’exclusivité commerciale ne limite pas l’efficacité immédiate des licences obligatoires délivrées par les États membres;

  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne le partage de connaissances, de propriété intellectuelle et/ou de données sur les technologies de la santé liées à la COVID-19 dans le cadre d’une communauté de brevets ou de technologies; 

  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne la transparence relative aux contributions publiques, aux coûts de production ainsi qu’aux clauses garantissant l’accessibilité et le caractère abordable combinées aux licences non exclusives.

https://eci.ec.europa.eu/015/public/#/screen/home

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Pétition européenne : « Vaccins contre la covid-19 :
il faut plus de transparence pour restaurer la confiance »

SIGNER LA PÉTITION

La France a commencé à vacciner. Porteur d’un immense espoir, interrogations et inquiétudes néanmoins demeurent. La rapidité de conception des vaccins et l’opacité autour des contrats passés avec les entreprises pharmaceutiques alimentent doutes et méfiance. Les lenteurs de la campagne de vaccination inquiètent. Pour gagner la bataille contre le virus il est urgent de restaurer la confiance.

Présenté comme la solution clé pour mettre fin à la pandémie, le vaccin est devenu l’objet de surenchères et de spéculations. Le modèle économique de l’industrie pharmaceutique, largement financiarisé, mène en effet à ce que la course aux profits prenne le pas sur la santé. Ainsi, en conformité avec les règles de ce marché, dès mai le PDG de Sanofi jouait la concurrence entre Américain-e-s et Européen-ne-s pour tenter de vendre au plus offrant un vaccin qui n’existait pas encore.

Et ça a marché ! Sanofi a obtenu des Etats-Unis 2,1 milliards de dollars et 200 millions d’euros du gouvernement français (tout en versant près de 4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires et menaçant de licencier en France et en Europe) pour financer la recherche, le développement et la production du précieux sésame. En tout, ce ne sont pas moins de 10 milliards de dollars d’argent public qui ont été déversés sur les grands laboratoires pharmaceutiques depuis le printemps.

Face à cette montagne de financements publics mobilisés pendant la pire récession économique que le monde ait vécu en un siècle, on est en droit de s’attendre à la plus grande des transparences et que cet effort soit utilisé pour le bien commun et non pas pour les intérêts privés de quelques-uns. D’ailleurs, 76% des Français et des Françaises entendent que le vaccin soit largement partagé sans devenir le privilège de quelques-uns [1].

Pourtant c’est bien une course folle aux vaccins que l’on constate depuis des mois. Les pays les plus riches ont tellement accaparé de doses que certains sont en mesure de vacciner deux, trois, voire quatre fois leur population. L’ennui c’est qu’à ce rythme les 2/3 de l’humanité n’y aura pas accès avant 2022, prolongeant d’autant la crise sanitaire, économique et sociale qui nous bouleverse.

Et alors qu’une partie de la population exprime de la méfiance, les contrats avec les entreprises pharmaceutiques sont négociés dans le plus grand des secrets. Ce même manque de transparence s’observe sur les procédures de contrôle et de mise sur le marché des vaccins. Cette opacité est dangereuse. Elle instille le doute quand il faudrait au contraire donner confiance en mettant les citoyen-ne-s au cœur d’un sujet qui concerne leur santé et celle de leurs proches.

Ce manque de transparence semble surtout faire le jeu des laboratoires pharmaceutiques, grands gagnants de la pandémie. Alors que les gouvernements imposent depuis des mois de féroces restrictions à nos libertés pour combattre le virus, ils se montrent bien faibles et incapables d’imposer aux Big Pharma de nouvelles règles du jeu qui fassent prévaloir la coopération sur la compétition. Ces derniers, après avoir engrangé des financements publics colossaux, demeurent libres de fixer leurs prix comme bon leur semble (certains prévoyant de grasses marges bénéficiaires) et de maintenir leurs monopoles au risque de limiter les capacités de production.

La « gratuité du vaccin » telle qu’annoncée par le président de la République ne doit pas signifier grever encore plus le budget de la sécurité sociale en faisant payer de façon détournée des sommes exorbitantes aux contribuables. Faire des vaccins et traitements contre les pandémies des biens publics mondiaux doit passer par le partage des droits de propriété intellectuelle et des savoirs. C’est aussi encourager le développement de capacités publiques de production et de distribution pour que notre santé ne dépende pas des choix financiers de quelques grandes entreprises.

C’est parce que nous refusons que certains tirent des profits sur la pandémie qu’UNE PÉTITION EUROPÉENNE a été lancée pour exiger des vaccins et des traitements sûrs, transparents, accessibles à tou-te-s ! En mobilisant un million de signatures à travers le continent nous pourrons faire entendre et exiger une réponse solidaire à la crise.

Coalition française de l’initiative citoyenne européenne sur les vaccins et traitements anti-Covid19

Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement pour la paix, Oxfam France, People Health Movement France, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence des services publics, Fondation Gabriel Péri, CGT confédération, Fédération CGT de la santé et de l’action sociale, Fédération nationale de l’industrie chimique CGT, Convergence, FSU, Fédération Sud Santé sociaux, Parti communiste français (PCF), La France insoumise, Europe écologie-Les Verts (EELV)

 

Paris, le 5 février 2021

https://www.ldh-france.org/vaccins-contre-la-covid-19-il-faut-plus-de-transparence-pour-restaurer-la-confiance/


 

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